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Textes de la dictée de la francophonie - 27 mars 2019 - Etablissement Liberté - Bamako

 

L'intégralité des différents textes en format PDF est à télécharger ici

1. POUSSINS (9 à 11 ans)

LA DICTÉE DE LA FRANCOFOLIE

Scrupuleusement mais difficilement, j’ai tout appris, tout lu, tout écrit pour ne rien oublier.

Je ressasse ces moments de lecture, ces nuits sans sommeil.

Grammaire, conjugaison, vocabulaire et orthographe sont devenus mes amis. Mythologie, poésie et théâtre aussi. Comment oublier Molière, Homère et les punitions de mon père? Aujourd’hui, c’est promis, elle est pour moi !

Pas un brimborion de peur, le zéro faute c’est pour moi !

  • ••• (PAUSE)

La peur laisse alors place à mon imagination surexcitée et guignolesque !

Je l’imagine cette sorcière, celle qui viendra hurler de sa voix grinçante : « À vos stylos ! Sautez des lignes ! ». Tout y est, l’air menaçant, le nez crochu et les oreilles pointues!

  • ••• (PAUSE)

De ces pensées cauchemardesques vient me délivrer la voix douce et mélodieuse de ma maîtresse : « Allons mes petits, nous allons commencer la dictée !

 

2. CADETS (12 à 15 ans)

LA DICTÉE DE LA FRANCOFOLIE

Obstinément, j’avais tout appris! Patiemment, j’avais tout lu, tout noté pour ne rien oublier.  J’avais pris l’habitude de griffonner, tous les jours, sur de petits carnets, les mots rebelles. Je puisais ensuite dans ces grimoires pour nourrir ma vengeance. 

Je ressassais ces moments de lecture, ces nuits sans sommeil.

Grammaire, conjugaison, vocabulaire et orthographe étaient devenus mes amis. Mythologie, poésie et tartufferie aussi. Comment oublier Molière, Homère et les punitions de mon père? Celle-là, elle était pour moi !

  • •••(PAUSE)

La peur laissa alors place à mon imagination surexcitée et guignolesque.

Je l’imaginais cette harpie, vieille sorcière acariâtre, qui viendrait déclamer, devant nous, ce texte hiéroglyphique.

Dans cette cacophonie, je les entendis, ils tournoyaient dans mon esprit ahuri ! Les voilà, ces mots cauchemardesques : oxymore, métaphore, Pythagore ! Mais, pas un brimborion de peur, je suis trop fort !

  • •••(PAUSE)

Le réveil sonne, c’est aujourd’hui la journée de la francophonie ! Il n’y a bien qu’un cauchemar pour vous laisser imaginer une dictée avec pareilles difficultés !

 

3. JUNIORS (16 à 19 ans)

LA DICTÉE DE LA FRANCOFOLIE

J’avais tout appris d’arrache-pied ! Patiemment, j’avais tout lu, tout écrit, pour ne rien oublier.  J’avais pris l’habitude de griffonner, tous les jours, sur de petits carnets, les mots récalcitrants. Je puisais ensuite dans ces grimoires pour nourrir ma vengeance. 

Je ressassais ces moments de lecture, ces nuits sans sommeil.

  • ••• (PAUSE)

La peur laissa alors place à mon imagination surexcitée, elle serait mon seul exutoire.

Je l’imaginais cette harpie, vieille sibylle acariâtre, qui viendrait déclamer, devant nous, ce texte hiéroglyphique. Mais pas un brimborion d’humilité, le zéro faute c’était pour moi !

Elle entra en scène, s’empara de la feuille et se mit à hurler : « À vos stylos ! »

Diantre ! Ils étaient là ! Telle une litanie, les callipyge, syllogisme, parallélisme et autre métonymie ! Ils résonnaient dans ma tête défaite ! Cette myriade de mots grand-guignolesques tournoyait et claquait dans mon esprit ébaubi. Le matamore de l’orthographe tira sa révérence !

  • •••(PAUSE)

Le réveil sonne, c’est aujourd’hui la journée de la francophonie ! Il n’y a bien qu’un cauchemar pour vous laisser imaginer une dictée avec pareilles difficultés.

 

4. SÉNIORS

LA FRANCOFOLIE

Tout haletante sous un ciel céruléen sans nuages, je me hâtais, j’allais vers elle. Quelque

 puissants que fussent mes anxiolytiques, j’angoissais continûment. Mon instinct me susurrait « Méfie-t‘en !».

Nulle raison de la craindre pourtant ! J’avais tout appris d’arrache-pied, tout lu, tout écrit afin d’obvier à tout oubli. J’avais pris l’habitude en effet de griffonner tous les jours, sur de petits carnets, les mots récalcitrants. Je puisais ensuite dans ces miscellanées pour nourrir ma vengeance. 

Je ressassais ces moments de lecture, ces nuits sans sommeil.

La peur laissa alors place à mon imagination surexcitée et intempérante, elle serait mon seul exutoire.

Je l’imaginais cette harpie, vieille sibylle acariâtre, qui viendrait déclamer, devant nous, ce texte au style adamantin et coruscant. Obnubilée par cette idée, je m’étais entendue vociférer quelque rodomontade :

« Oyez, oyez, prétentieux moqueurs d’autrefois, aujourd’hui je suis prête! Je suis le grand thaumaturge de notre temps ! 

Pas un brimborion d’humilité, le zéro faute c’est pour moi ! »

  • •••(PAUSE)

Elle entra en scène, s’empara de la feuille et hurla « A vos stylos ! ».

Diantre ! Ils étaient là ! Telle une litanie, les callipyge, syllogisme, cariatide et autre peccadille se sont succédé à tire- d’ailes ! Grand-guignolesques, les mots claquaient et tournoyaient dans mon esprit ébaubi. Vaincue par cette myriade de mots, je tirai ma révérence !

  • •••(PAUSE)

Le réveil sonne, c’est aujourd’hui la journée de la francophonie ! Il n’y a bien qu’un cauchemar pour vous laisser imaginer une dictée avec pareilles difficultés !

 

Textes de Mme BEN OUSSAID Amina.